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Man of Steel : du premier jour de tournage à la création d’un nouveau Superman

De Smallville à Krypton, découvrez comment Zack Snyder et son équipe ont construit le nouveau Superman de Man of Steel : décors, costume, photographie, effets visuels et préparation de Henry Cavill.

· 14 min de lecture
Illustration éditoriale des coulisses de la création de Man of Steel

À l’été 2011, Man of Steel cesse enfin d’être un projet.

Le réalisateur est choisi.

Henry Cavill est Superman.

Amy Adams sera Lois Lane.

Michael Shannon incarnera Zod.

Russell Crowe, Kevin Costner et Diane Lane entoureront Clark de ses deux familles, kryptonienne et terrienne.

Après des années d’hésitations autour du retour de Superman au cinéma, Warner Bros. possède désormais son film.

Il reste pourtant l’essentiel à accomplir :

transformer toutes ces décisions en un monde crédible devant la caméra.

C’est là que commence véritablement le Man of Steel que nous connaissons aujourd’hui.

Pour revenir sur les années de développement qui ont conduit jusque-là, lire aussi : Avant Man of Steel : comment est né le projet qui allait devenir le Snyderverse.

Fin juillet 2011 : les caméras commencent à tourner

La production de Man of Steel commence à la fin du mois de juillet 2011 dans l’Illinois.

Comme beaucoup de grandes productions, le projet utilise un titre de travail destiné notamment à limiter l’attention autour des prises de vues :

Autumn Frost.

Ce nom apparaît sur différents documents et installations liés au tournage.

Mais derrière cette appellation discrète se prépare évidemment quelque chose de beaucoup plus reconnaissable.

Pour la première fois, Henry Cavill va réellement devenir Superman devant une caméra.

Et Zack Snyder doit résoudre une difficulté considérable :

comment filmer un personnage connu depuis plus de soixante-dix ans comme si le spectateur le découvrait de nouveau ?

Le nouveau Superman commence dans le Kansas

Une partie essentielle du tournage se déroule dans l’Illinois.

La petite ville de Plano est notamment transformée pour représenter Smallville.

Le choix est fondamental.

Avant les grandes batailles, les vaisseaux kryptoniens et les rues de Metropolis, Man of Steel doit d’abord construire l’endroit où Clark Kent a grandi.

Smallville représente son monde humain.

Une ville américaine ordinaire.

Des fermes.

Des routes.

Des commerces.

Une école.

La maison des Kent.

Tout ce qui permet d’inscrire Clark dans quelque chose de familier avant que son origine extraterrestre ne bouleverse cette normalité.

La production ne veut donc pas seulement fabriquer un décor.

Elle cherche à donner à Superman un véritable lieu d’enfance.

Une ville réelle devient Smallville

Utiliser une véritable petite ville plutôt qu’un décor intégralement construit permet également à Snyder et à son équipe de bénéficier d’une texture difficile à reproduire entièrement en studio.

Les rues existent déjà.

Les bâtiments possèdent leur propre histoire.

Les distances entre les lieux sont réelles.

Lorsque des éléments du décor sont ajoutés ou transformés, ils s’intègrent dans un environnement déjà crédible.

Mais cette authenticité entraîne aussi une contrainte importante.

Le monde de Smallville doit être capable d’accueillir plus tard certaines des séquences les plus spectaculaires du film.

Le décor doit donc fonctionner à deux niveaux :

comme lieu intime de l’enfance de Clark

et

comme espace capable de devenir un champ de bataille.

Cette opposition résume déjà une partie de l’esthétique de Man of Steel.

Le quotidien et le gigantesque doivent pouvoir coexister dans la même image.

Centre-ville de Plano dans l’Illinois, ville utilisée pour Smallville dans Man of Steel
Le centre-ville de Plano, dans l’Illinois. La ville a servi de décor à Smallville lors du tournage de Man of Steel. Photo : IvoShandor / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0.

Chicago fournit la base réelle de Metropolis

L’autre grande ville du film est évidemment Metropolis.

Le tournage gagne le centre-ville de Chicago en septembre 2011. La ville fournit une base physique essentielle à Metropolis, ensuite prolongée et transformée par les effets visuels.

Là encore, le choix d’une ville existante est important.

Metropolis n’est pas conçue comme une cité totalement fantastique coupée de notre monde.

Elle doit évoquer une grande métropole contemporaine que le spectateur pourrait presque reconnaître.

Des immeubles de verre.

Des rues encombrées.

Des bureaux.

Des transports.

Une population ordinaire.

Cette approche renforce une idée centrale du film :

Superman n’arrive pas dans un monde déjà rempli de super-héros.

Il apparaît dans un monde qui ressemble au nôtre.

Et lorsque quelque chose d’extraordinaire survient, les conséquences doivent pouvoir être ressenties à l’échelle humaine.

Smallville et Metropolis ne sont pas seulement deux décors

Les deux lieux représentent également les deux étapes de l’existence terrestre de Clark.

Smallville correspond à l’enfance, aux Kent, à la découverte progressive de ses pouvoirs et à la nécessité de se cacher.

Metropolis représente le monde adulte, la société, le regard des autres et la possibilité pour Clark d’exister publiquement.

Cette lecture vient de la manière dont le film terminé utilise les deux lieux ; elle ne doit pas être prise comme une déclaration littérale de l’équipe de production.

Mais l’opposition est difficile à manquer.

Le film doit pouvoir passer d’un champ du Kansas à une mégalopole verticale sans que ces deux environnements semblent appartenir à deux productions différentes.

Il faut donc construire un langage visuel commun.

Avant Superman, il faut construire Krypton

Le défi le plus spectaculaire reste toutefois ailleurs.

Man of Steel ne se contente pas de mentionner Krypton.

Le film veut réellement montrer ce monde.

Et pas simplement comme une planète futuriste générique.

L’équipe de production doit imaginer :

ses bâtiments ;

ses technologies ;

ses vêtements ;

ses véhicules ;

ses armes ;

ses créatures ;

son organisation sociale ;

et même la manière dont une civilisation aussi avancée peut conserver quelque chose d’ancien, presque organique.

Le chef décorateur Alex McDowell joue un rôle central dans cette construction.

L’objectif n’est pas de créer un univers composé uniquement d’écrans, de chrome et de surfaces parfaitement propres.

Krypton doit avoir une histoire.

Krypton doit sembler ancien et futuriste à la fois

C’est l’un des choix artistiques les plus intéressants du film.

La technologie kryptonienne ne ressemble pas toujours à ce que Hollywood associe habituellement au futur.

Elle paraît parfois organique.

Les surfaces semblent porter des motifs, des structures et des textures ayant évolué pendant des générations.

La civilisation possède une immense maîtrise technologique, mais elle semble également enfermée dans ses traditions.

Cela permet à Krypton d’avoir une identité particulière.

Le spectateur doit comprendre immédiatement qu’il regarde une civilisation beaucoup plus ancienne que la nôtre.

Une civilisation capable d’exploits extraordinaires.

Mais aussi une civilisation en train de mourir.

La technologie kryptonienne doit elle aussi raconter quelque chose

Cette recherche d’identité se retrouve notamment dans les interfaces et systèmes utilisés par les Kryptoniens.

Plutôt que de multiplier les écrans numériques ressemblant à ceux que nous utilisons déjà, la production développe des formes de représentation plus tactiles et physiques.

L’une des techniques les plus caractéristiques sera appelée Liquid Geo : de minuscules éléments métalliques paraissent se déplacer pour former des images tridimensionnelles.

Cette technologie participe directement à l’univers du film.

Elle ne sert pas uniquement de décoration.

Elle renforce l’idée que les Kryptoniens n’ont pas simplement inventé de meilleurs ordinateurs.

Ils ont développé une autre manière de concevoir la technologie.

Le costume de Superman doit lui aussi être reconstruit

Peu de décisions sont aussi délicates que celle du costume.

Superman possède l’une des silhouettes les plus célèbres de toute la culture populaire.

Modifier son apparence comporte donc un risque évident.

Les costumiers James Acheson et Michael Wilkinson participent à la redéfinition de l’apparence de Superman et de Krypton. Wilkinson reprend notamment le développement du costume et travaille avec Snyder pour l’intégrer aux traditions visuelles de la civilisation kryptonienne.

Le costume doit appartenir au monde de Krypton.

Il devient ainsi davantage qu’un uniforme adopté après l’arrivée de Clark à Metropolis.

Il fait partie de son héritage.

Un Superman immédiatement reconnaissable, mais différent

Le principe fondamental reste cependant intact.

Bleu.

Rouge.

Cape.

Le symbole sur la poitrine.

La silhouette doit toujours être identifiable comme Superman.

Mais les détails changent.

Le tissu devient fortement texturé.

Les bottes et les différentes parties du costume semblent appartenir au même système de fabrication.

Et surtout, le traditionnel slip rouge porté au-dessus du costume disparaît.

La modification peut sembler superficielle.

Elle traduit pourtant la philosophie générale du film.

Snyder et son équipe ne veulent pas supprimer l’iconographie de Superman.

Ils veulent essayer de lui donner une justification à l’intérieur du monde du film.

Le « S » devient un élément de Krypton

Le symbole de Superman fait lui aussi partie de cette reconstruction.

Dans l’histoire du film, il n’est plus seulement traité comme la première lettre du nom « Superman ».

Il possède une signification liée à la famille de Kal-El et à sa culture kryptonienne, où il est associé à l’idée d’espoir.

Cette idée permet d’intégrer l’un des éléments graphiques les plus célèbres du personnage directement à son origine.

Le symbole existe avant que le monde ne donne un nom au héros.

Autrement dit :

Clark ne décide pas d’abord de s’appeler Superman, puis dessine un « S » sur sa poitrine.

Il porte un héritage kryptonien que les humains interpréteront ensuite à leur manière.

Cette logique deviendra l’un des principes majeurs de cette nouvelle incarnation.

Henry Cavill doit devenir Superman avant même d’enfiler le costume

La transformation du personnage ne repose évidemment pas uniquement sur les décors et le costume.

Henry Cavill doit lui-même changer physiquement.

Il travaille notamment avec le préparateur Mark Twight.

Cette transformation commence plusieurs mois avant les prises de vues et se poursuit pendant une production particulièrement longue.

L’objectif n’est pas simplement de donner à l’acteur une silhouette plus imposante.

Snyder veut que le corps de Superman paraisse réellement puissant.

La préparation développe donc sa masse musculaire, sa force et son endurance.

Cette préparation joue également un rôle dans la manière dont le costume fonctionne à l’écran.

Le costume ne doit pas fabriquer entièrement le physique du personnage.

Il doit révéler un corps que l’acteur a réellement construit pour le rôle.

Henry Cavill lors de la première de Man of Steel à Sydney en 2013
Henry Cavill lors de la première de Man of Steel à Sydney, le 24 juin 2013. Photo : Eva Rinaldi / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0.

Le Superman de Cavill doit sembler puissant sans cesser d’être Clark

C’est une autre difficulté du personnage.

Un physique impressionnant ne suffit pas.

Le spectateur doit croire que cet homme possède une puissance potentiellement immense tout en acceptant qu’il ait vécu pendant des années comme Clark Kent.

Le film utilise donc deux dimensions du même acteur.

D’un côté :

la présence physique d’un Superman capable d’affronter des êtres kryptoniens.

De l’autre :

un homme souvent silencieux, hésitant, encore en train de comprendre ce qu’il doit faire de ses capacités.

La construction du personnage ne consiste donc pas seulement à créer le Superman le plus puissant possible.

Elle consiste à montrer quelqu’un qui n’est pas encore complètement devenu Superman.

La caméra doit accompagner cette idée

Le directeur de la photographie Amir Mokri photographie le film en 35 mm anamorphique.

Snyder et son équipe recherchent parallèlement une caméra plus mobile, parfois handheld, donnant à plusieurs séquences une sensation presque documentaire.

La caméra suit les personnages.

Elle recadre.

Elle ajuste.

Elle semble parfois chercher ce qui se déroule devant elle.

Le superviseur des effets visuels John « DJ » DesJardin décrira cette intention comme plus naturaliste et proche, par moments, d’une approche documentaire.

Ces choix contribuent à donner à plusieurs scènes une sensation de présence immédiate malgré l’ampleur spectaculaire du récit.

Faire croire qu’une caméra pourrait réellement filmer Superman

Cette approche devient particulièrement intéressante lorsque Clark commence à utiliser ses pouvoirs.

Comment filmer quelqu’un qui peut voler à une vitesse extraordinaire ?

Une possibilité serait de composer chaque mouvement comme une image parfaitement contrôlée.

Man of Steel choisit souvent une autre logique.

La caméra peut sembler légèrement en retard.

Elle peut ajuster brusquement son cadrage.

Elle peut zoomer pour retrouver un personnage qui vient de se déplacer.

Cette imperfection est évidemment construite.

Mais elle produit une sensation importante :

comme si un véritable opérateur essayait de suivre quelque chose de physiquement impossible.

Le fantastique paraît alors se produire devant une caméra appartenant à notre monde.

Les pouvoirs de Superman doivent avoir du poids

Cette volonté de matérialité se retrouve également dans les scènes d’action.

Les pouvoirs ne doivent pas seulement être beaux.

Ils doivent sembler produire des conséquences.

Quand un Kryptonien se déplace rapidement, le sol, l’air ou les objets qui l’entourent peuvent réagir.

Quand deux personnages extraordinairement puissants s’affrontent, les décors deviennent partie intégrante de la scène.

La vitesse et la force doivent donc posséder une dimension physique.

C’est l’un des aspects qui distingueront fortement Man of Steel de nombreuses adaptations précédentes de Superman.

Pour la première fois à cette échelle, le cinéma possède les outils nécessaires pour montrer ce que pourrait réellement signifier un affrontement entre plusieurs êtres dotés de capacités proches de celles de Superman.

Les effets visuels prolongent ce qui a été tourné

Évidemment, une grande partie de ce monde ne peut pas exister uniquement devant la caméra.

Krypton.

Les vaisseaux.

Le vol.

Les combats.

Certaines destructions.

Les pouvoirs kryptoniens.

Tout cela exige un travail considérable en effets visuels.

Des sociétés comme MPC, Double Negative, Weta Digital et Scanline participent au film.

Mais l’objectif général reste de relier autant que possible les éléments numériques à des éléments physiques existants.

Décors.

Costumes.

Acteurs.

Éclairage.

Environnements réels.

Les effets visuels deviennent alors une extension du tournage plutôt qu’un univers complètement séparé.

Cette continuité entre réel et numérique est indispensable pour que Superman semble véritablement occuper le même espace que les autres personnages.

Il ne suffit pas de faire voler Superman

Le vol représente probablement l’exemple le plus évident.

Superman vole depuis toujours.

Mais Zack Snyder veut que l’expérience possède une dimension physique.

Le premier envol ne doit pas seulement signifier :

Superman sait voler.

Il doit ressembler à un apprentissage.

Clark doit découvrir la puissance nécessaire.

Perdre le contrôle.

Tomber.

Recommencer.

Comprendre progressivement ce que son corps est capable de faire.

Le pouvoir devient ainsi une étape supplémentaire de son évolution personnelle.

Même lorsqu’il accomplit quelque chose d’impossible, le film cherche à conserver une sensation d’effort.

Le tournage construit aussi une nouvelle mythologie autour de Lois Lane

Amy Adams bénéficie elle aussi d’une réinterprétation importante.

Lois n’est pas simplement placée à Metropolis en attendant que Superman apparaisse.

Son travail journalistique la conduit progressivement vers Clark.

Elle enquête.

Elle rassemble des informations.

Elle suit des témoignages.

Elle essaie de comprendre l’existence de cet homme qui apparaît puis disparaît à travers différents endroits.

Cette approche permet au film de présenter Clark comme un mystère que quelqu’un peut réellement chercher à résoudre.

Le personnage de Lois devient ainsi l’un des moteurs de la découverte de Superman.

Amy Adams lors de la première de Man of Steel à St Helier en 2013
Amy Adams lors de la première de Man of Steel à St Helier, Jersey, le 14 juin 2013. Photo : Danrok / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0.

Le monde doit réagir avant même de comprendre ce qu’est Superman

C’est probablement l’une des différences majeures avec des versions plus classiques du personnage.

Dans Man of Steel, Superman n’arrive pas immédiatement dans une société prête à accepter un super-héros en costume.

L’existence de Clark soulève d’abord des questions.

Qui est-il ?

D’où vient-il ?

Est-il dangereux ?

Peut-on lui faire confiance ?

Que ferait le gouvernement s’il découvrait son existence ?

Que ferait la population ?

Cette perspective influence directement la manière dont les scènes sont tournées et construites.

Superman doit apparaître comme quelque chose de nouveau pour les personnages eux-mêmes, pas seulement comme une icône familière pour le public.

C’est ici que naît une partie du langage du futur Snyderverse

Pendant le tournage de Man of Steel, personne ne peut encore connaître précisément toute la trajectoire qui suivra.

Mais plusieurs choix effectués ici survivront au film.

Une représentation très physique des super-pouvoirs.

Un monde contemporain qui réagit politiquement et socialement à l’existence des héros.

Des costumes conçus comme des objets ayant une histoire interne.

Des villes réelles transformées en espaces mythologiques.

Une photographie qui cherche parfois l’extraordinaire à travers une esthétique presque documentaire.

Une fascination pour la manière dont les humains regardent des êtres qui les dépassent.

Ces éléments deviendront particulièrement importants lorsque Batman entrera dans cet univers.

Pour replacer Man of Steel dans le parcours de visionnage du Snyderverse, voir aussi : Dans quel ordre regarder les films du Snyderverse ?

Man of Steel ne construit donc pas seulement Superman

C’est ce qui rend cette production importante pour toute l’histoire que nous racontons.

Le film devait résoudre une première question :

comment recréer Superman pour le cinéma ?

Mais en répondant à cette question, Zack Snyder et son équipe établissent aussi progressivement les règles d’un monde.

Comment fonctionne la technologie kryptonienne ?

À quoi ressemble la puissance d’un Kryptonien ?

Comment une grande ville réagit-elle à ces événements ?

Comment filme-t-on quelqu’un qui peut voler ?

Comment un gouvernement réagit-il à l’existence d’un extraterrestre ?

Quelle place un être comme Superman peut-il occuper dans une société contemporaine ?

Toutes ces questions dépasseront bientôt le cadre du premier film.

Le tournage s’achève, mais Superman n’existe pas encore tout à fait

À la fin de la production principale, l’essentiel des images physiques est enregistré.

Mais Man of Steel est encore loin d’être terminé.

Les effets visuels doivent être achevés.

Les différentes séquences assemblées.

La musique doit trouver sa place.

Le son doit donner du poids aux vaisseaux, aux combats et aux pouvoirs.

L’étalonnage doit réunir les environnements réels et numériques dans une même identité.

Le film passe donc du tournage à une longue phase de postproduction.

Et c’est seulement au terme de ce processus que le nouveau Superman de Warner pourra réellement apparaître sur les écrans.

Juin 2013 : le nouveau Superman arrive enfin au cinéma

Le 14 juin 2013, Man of Steel sort aux États-Unis.

Voir le film : Man of Steel sur Amazon.fr. Lien rémunéré par Amazon.

Près de deux ans après le début du tournage, Henry Cavill devient officiellement le nouveau Superman du cinéma.

Zack Snyder a construit autour de lui une nouvelle Krypton, une nouvelle Smallville et une nouvelle Metropolis.

Mais lorsque le film sort, quelque chose d’encore plus important se produit.

Les décisions prises pendant cette production ne resteront pas enfermées dans un seul film.

Le monde construit pour Superman va continuer.

Et quelques semaines après la sortie de Man of Steel, Warner et Snyder vont révéler que le prochain chapitre ne sera pas simplement une nouvelle aventure de Clark Kent.

Batman va entrer dans cet univers.

C’est là que commence notre prochain chapitre :

Article suivant : Après Man of Steel : comment Batman est entré dans l’univers de Zack Snyder.